Donner un sens à tout ça…

… trouver un sens à ma vie.

Il y a eu un "avant".
Douce époque où naïveté et optimisme sont de rigueur.
Mon futur qui semble tracé.
Dans l'ordre : faire des études, trouver le prince charmant, avoir un bon job, acheter un appartement… avoir un enfant.

Aujourd'hui notre appartement est vide de bébé. Le bon job devient rengaine et je me sens coincée.
Je me demande en permanence comment je vais m'accomplir sans maternité.
Je ne suis plus naïve. Maintenant je sais que cela ne viendra peut être jamais.

Alors je me demande sans cesse quel est mon rôle sur cette terre ?
Ma vie a-t-elle un sens sans enfant ? Et si de moi il ne restait rien dans cinquante ans ?

Ma vision de mon passage ici-bas a toujours été claire : pour ne pas être inutile, on doit donner la vie et/ou être d'une quelconque aide pour ses congénères.

La plupart des gens se "contentent" d'être parents. Et c'est déjà énorme.
D'autres, une petite partie, se préoccupent de leurs semblables, essayent d'améliorer le monde.
Je ne suis ni romancière, ni infirmière, ni pompier, ni sage-femme, ni médecin humanitaire, ni institutrice. Pour moi la philanthropie (au sens large) n'est qu'une notion de philo abordée en Terminale. Pour la mise en pratique, on repassera.

Alors je ne sers à rien.
C'est l'insulte suprême des jeunes en ce moment "ah, lui il sert à rien".

Mon métier ne fait pas avancer le monde. Au contraire. Je travaille dans ce qu'un anthropologue a récemment qualifié de "bullshit job". Un métier à la con, qui ne sert à rien.

Je suis superficielle et égoïste.
Avouons-le je peux même être complètement puante.

Depuis toujours j'ai un avis sur tout.
Au lycée déjà j'étais la commère de service. Semant mes "vérités", me prenant pour la papesse du bon goût. A coup de "c'est trop la honteeeee" (d'avoir de fausses Doc m*rtens, une permanente, un mec qui roule en voiture tunée… la liste est sans fin).

Aujourd'hui celles que je toisais et méprisais semblent heureuses.
Celles qui ont arrêté leurs études après le bac (trop la honteeeeeee), se sont mariées jeunes et ont eu trois gosses dans la foulées (oh la la !!!) pour vivre dans un lotissement de banlieue (l'humiliation totale)… ben ces nanas là sont heureuses.
Sur leur tombe on pourra lire "à notre grand-mère adorée, à notre mère…". Sur la mienne "à notre chère collègue".

Tout cela m'amène au dernier point :
il faut que je trouve un sens à ma vie. Il faut que je change.
Pour ne pas me réveiller dans un quart de siècle avec vraiment ce sentiment d'avoir été pire que rien (si je considère mon bilan carbone à l'échelle d'une vie, j'aurais non seulement rien apporté à l'humanité, mais en plus contribué au pourrissement global de notre environnement – quel bilan de merde tout ça !).

Bref, on fait comment pour donner du sens à sa vie ?

///Contrairement à ce qu'on pourrait penser, je ne suis pas en pleine déprime.

Et oui je sais que :
– j'ai la chance d'avoir un chéri que j'aime et qui m'aime,
– je peux encore être une maman biologique,
– je peux être une maman d'adoption,
– je suis une petite conne mais pas une méchante fille,
– je peux changer de vie…

Tout cela était bien brouillon, désolée ///

Donner un sens à tout ça...

33 Comments

  1. tu m’as fait tomber en larmes…j’aurai presque pu écrire la méme chose bon sauf que moi je ne portais pas de marque au collége et j’ai arreté les "etudes"en seconde mais c’est tellement ça avoir l’impression de ne servir à rien…

  2. Tu sais, je suis censée faire un boulot qui sert à quelque chose et pourtant… j’ai l’impression de ne servir à rien non plus (enfin si, de punching ball…). Je me dis que si je ne réussis pas à avoir un enfant par DO, je changerai radicalement de vie… Je comprends très bien tes interrogations, mais ne sois pas trop dure avec toi-même : ton existence même est précieuse pour tous les gens qui te connaissent ! J’ai dans mon entourage une tante qui n’a pas pu avoir d’enfant et trois "vieilles filles" : ce sont toutes des femmes géniales, et qui sont très aimées leurs neveux et nièces (je ne sais pas si tu es fournie de ce côté-là) !

  3. Je crois que je pourrais écrire la même chose. Pourtant je suis prof. Mais je n’ai pas l’impression de changer la vie de mes élèves. Et combien d’entre eux se rappelleront de moi dans 50 ans?
    C’est affreux cette pensée de se dire qu’on ne laissera peut-être rien derrière nous. Pas d’enfant ou de petits-enfants, pour nous toutes je crois, c’est impensable.
    Mais si tu as la force de te battre pour changer la donne, l’horizon n’est pas fermé.

  4. J’ai senti beaucoup de dérision dans ces lignes. Quand tu te qualifies d’ancienne "papesse du bon goût" ou de "commère de service", ça m’a même bien fait sourire ! Rhhooooo !
    T’es quelqu’un de bien miss.
    Les femmes dont tu parles sont-elles aussi heureuses que tu le penses ? Ont-elles conscience de la chance qu’elles ont ? Avoir un ou plusieurs enfants leur suffit elles à être heureuses ?
    Ces années que nous passons à nous battre pour devenir maman (d’une façon ou d’une autre) resteront un épisode de notre vie dont nous pourrons être très fières. Quelle qu’en soit l’issue.
    Gros bisous Cé

    PS : Ce soir, ma podologue me parlait de son amie "infertile", qui vient de donner naissance, ça a marché "pour sa 3ème FIV". J’ai pensé à toi.

  5. Le fait de te poser ses questions montre que tu n’es pas une fille superficielle.
    Je me suis posée les mêmes questions l’année dernière, et j’ai été donner mon sang : ils l’ont refusé car anémiée !
    Du coup, j’ai été m’inscrire pour le don de moelle osseuse. Mon homme ne comprenait pas ses démarches, pensait que j’abandonnais notre projet bébé. Non, comme toi, je voulais me sentir utile : je ne pouvais pas donner la vie, je pouvais alors en sauver ?
    Courage ma belle

  6. N’est-on pas un peu toutes cette fille que tu viens de décrire? On a toutes notre côté "petite conne", on est nombreuses à avoir un avis sur tout… ça ne nous rend pas méchantes pour autant (au contraire, c’est très drôle un regroupement de petites connes!).
    Quant au boulot qui sert à rien… J’en connais un rayon. Ce que tu écris dans ton post, c’est ce que Chéri ne cessait de dire avant que cette 3ème FIV fonctionne.
    Ne perd pas espoir!!!! Il y a encore des possibilités pour que ça marche. Je sais (me demande pas comment, je ne suis pourtant pas voyante) que vous serez parents! J’en suis convaincue. Le chemin est long, bon, ok, très long, mais vous allez y arriver. Alors on relève la tête!!!!!!
    Plein de bisous

  7. Et oui, au collège (et puis au lycée aussi) j’étais vraiment une petite pimbêche commère !
    Heureusement la vie n’a pas attendu la PMA pour me donner des petites leçons… du coup je me suis améliorée avec les années… Alors évidemment, aujourd’hui je n’ai plus un jugement systématique sur ce que font/portent/disent les autres.
    Nan nan je t’assure, je ne suis plus si conne depuis déjà un certain nombre d’années
    🙂
    Bisous

  8. Oui je crois que de mon côté c’est pareil, je changerai radicalement de vie si je n’arrive pas à avoir d’enfant. J’ai déjà très envie de m’expatrier, je tanne Monsieur depuis un bout de temps mais il n’est pas super chaud. J’ai le sentiment qu’en partant loin et en repartant à zéro, ce qui me rend malheureuse sera derrière moi…
    Je suis fille unique, issue d’une petite famille, alors pas de neveu ni nièce ni petit cousin ou autre…
    Quant à être trop dur avec moi-même, j’en suis bien consciente. Je culpabilise sans cesse pour tout et rien. Comme si + qu’une autre je devais faire mes preuves. Ça vire à l’auto-flagellation. J’ai toujours l’impression de faire mal les choses. Hier encore je m’en voulais comme une dingue de prendre des douches de 10 minutes (vilaine fille pollueuse !).
    Il faut que je fasse un travail sur moi pour ne pas virer dingo. C’est bizarre tout ça. J’ai ce sentiment de devoir faire + que les autres puisque l’essentiel semble hors de ma portée…
    Bisous

  9. Oui, en ce moment je me sens déterminée à reprendre ma vie en main.
    J’avance à tâtons.
    Je modifie certaines choses, dans mon mode de vie, ma manière de consommer ou de me positionner dans la société.
    Cela manque malgré tout de concret. Je (me) cherche encore.
    La PMA aura eu moins ça de bon : me faire cogiter et peut-être avancer dans des chemins où je n’aurais pas foutu les pieds sinon…
    Affaire à suivre…

  10. Et oui je suis une grosse commère, aujourd’hui encore j’aime bien potiner et tout savoir.
    Les années et les épreuves de la vie m’ont quand même donné quelques leçons (et ce, avant la PMA). On va dire que depuis que j’ai quitté les bancs de l’école et que j’ai été confrontée à la réalité (recherche d’emploi entre autre), j’ai rabaissé mon caquet.
    Les mères dont je parle ne sont pas forcément heureuses c’est certain. Mais elles ont accompli leur "devoir" (c’est un peu rigide mais je ne trouve pas le bon mot)…
    J’espère que FIV3 m’apportera ce que je souhaite.
    J’espère surtout garder l’envie de continuer tout ça si FIV3 foire…

  11. C’est marrant que tu me parles du don de moelle osseuse car, comme par hasard, j’ai reçu avant hier de mon labo une campagne sur le don de moelle. Je me suis dit que c’était un méga signe !
    J’avoue quand même avoir les pétoches que ça fasse mal… je vais explorer cette piste. Comme je ne peux pas tout plaquer dans ma vie pour partir au bout du monde, le don de soi (au sens propre) est une voie assez logique pour

  12. Je pense qu’on a été un paquet à être des petites connes au collège/lycée. Je me suis calmée vers les 20 ans, après un coup dur.
    Merci pour ton gentil mot. J’espère que tu as raison…
    Et sinon, quand est-ce que tu es d’attaque pour qu’on aille faire nos langues de vipères en terrasse (quoique ce n’est plus trop la saison)… hi hi hi…
    Bisous à toi, ton chéri, tes 2 princesses et ton autre princesse (celle qui est à poils)

  13. Ton hatitude est comprehensible. oui tu peux changer de vie si tu en a le courage et voir le futur sur un autre angle. a te lire la deprime est deja instaler. mai ma fille il faut prendre sur toi les points negatif, les coriger, se faire une auto correction, prendre le recul et se donner du courage. moi c se que je reussi a faire en ce moment. tu as du le remarquer, jetais pas bien. g pris sur moi et je sui en train de surmonter ma peur. on travaille, je disai bonjour a personne, rester seul dan mon coin. depuis une semaine jai ouvert la breche et je parle de l’actualite dans le monde, j’expose mon opinion et la discussion s’enchaine. je sui dan le meme bureau que ma responsable et j’ai fai la gueule car j’allais pas bien. je voyais ma vie negativement. g pris sur moi et je me sui pris en main. fais pareil. facile a dire mais pas a faire, je connais et je le fai en ce moment. tres chere cecile je souhaite que tu le face pour reussir dans la vie, tu verra les choses dun meilleur angle et tu t’ensortira. prendre sur toi et grandir. bisou et fonce

  14. Eh bien eh bien…. Comment te dire… Je me pose ces mêmes questions, l’impression de ne servir à rien, et pourtant je fais l’un des métiers que tu cites (h)… et pourtant je n’en peux plus… Plus de force, plus d’energie, une grande remise en cause, mais à quoi je sers ? "Aider les autres c’est les accompagner pour que leur vie et environnement aillent mieux… mais moi jsuis pas foutue d’avoir la vie du mieux…". Alors si (le si redouté)… je deviendrai bullshit, je le sens, ça transpire. C’est normal, c’est le changement radical (enfin presque, faut pas rêver non plus, y’a des limites tout de même), celui de la résilience, à la limite de la survie (face à la vie rêvée non possible de réaliser). L’infertilité nous change, profondément, nous éclaire aussi… Alors je te souhaite de rester une bullshit consciente et épanouie avec son bébé dans les bras et qui grâce à ce bébé sait que la vie ne donne pas les mêmes chances à tous et appliquera cela avec ses bullshits de collègues et dans son bullshit job! (enfin, c’est du second degré, oki !) Bises

  15. Merci Alexis,
    En effet il ne tient qu’à moi de rectifier le tir… malgré tout tu connais bien la douleur qui peut résulter d’un manque d’enfant…
    J’espère que comme pour vous, la médecine ne tardera pas trop à m’apporter ce que je souhaite !
    Bisous 🙂

  16. Coucou Bounty,
    Oui l’infertilité nous change. Et parfois cela peut être positif ! (je précise quand même que j’ai plutôt dépeint l’adolescente que j’avais été, et qui avait déjà changé avant la pma).
    En tout cas, ce que la pma m’a apporté, c’est une prise de conscience sur beaucoup de choses. Cela m’a aussi appris la patience, cela a modéré mes jugements… Tout ça c’est le positif… et puis il y a le côté sombre : perte de confiance, doutes, peurs…
    J’ai le sentiment aussi d’avoir voulu étouffer ma douleur (liée aux échecs et à la FC de Mai) et là tout me saute à la tronche, 5 mois plus tard !
    Je crois que ce mal-être à retardement vient du fait que cette grossesse serait visible aujourd’hui… enfin bref, c’est pas simple tout ça, mais la machine est en route je crois (celle des changements qui suivent la prise de conscience).
    Bisous à toi !

  17. On ne se définit pas par le fait d’être parent ou pas ou notre secteur d’activité. Mais en tant qu’humain. On a tous des ami(e)s qui n’ont pas (encore ?) d’enfants ou un boulot qui ne rend pas le monde meilleur, et pour autant ce n’est pas sur ces critères que nous les jugeons et on les trouve sûrement formidables pour ce qu’ils sont eux, intrinsèquement (et avec leurs petits défauts)…
    Après, "comment on fait pour donner du sens à sa vie ?", piouf, sacrée question / programme ! Bienvenue dans la crise de la quarantaine (tu es en avance !)… Pour moi, la réponse ne doit pas être "en devenant maman" ou en se définissant par le job que l’on fait… car la chute risque d’être dure en constatant que, une fois parent, on reste en quête de sens… la solution elle réside dans une harmonie intérieure, malgré les couacs dans nos projets, les trucs qui ne vont pas comme on le voudrait… C’est déjà s’aimer, s’autoriser à être ce que l’on est (et ce que l’on n’est pas)… Mais il est vrai que nous autres, en quête de bébé, on part avec un sérieux handicap sur ce chemin là !
    Bonne continuation en tout cas…

  18. Merci Automne pour ton message.
    C’est ce genre de message qui me fait avancer et qui donne un sens à ce blog (décidément je suis en quête de sens en ce moment).
    Tu as raison dans tout ce que tu dis. Malgré tout, j’ai ce fort sentiment aujourd’hui de ne pas pouvoir me réaliser pleinement sans enfant.
    Je dois tout de même rester sur mes gardes, car comme tu le dis, une fois maman (j’espère) la chute risque d’être difficile si je n’ai envisagé mon "bien-être" qu’à travers ça.
    J’ai encore du chemin à parcourir ! Entre autre pour accepter cette condition de couple infertile…
    Bonne continuatiob à toi aussi

  19. Vivre sa grossesse fantôme pendant 9 mois, et chialer comme une madeleine au bout de 9 mois alors que tout le monde est passé à autre chose… Oui, la FC ne s’arrête pas avec la perte de notre petit espoir, la FC dans notre tête dure le même temps qu’une grossesse. Courage…

  20. C’est un peu les questions que je me pose en ce moment. Est ce que si ça ne marche jamais, ma vie aura quand même un sens, est ce que je peux être heureuse sans enfants. J’avoue que pour l’instant la réponse est non.
    Courage pour toute cette confusion.
    Bises

  21. Oh mais dis donc quelle estime de toi tu as … Tu n’es pas une petite conne c’est quoi ce délire ?
    Tu sais c’est un peu "nul" d’exister par ce qu’on a réalisé, une maison, des enfants, un mariage, un chien, une plante verte et alors ? Ce sont les gens qui se catégorisent là dedans pour montrer qu’ils sont à tel barreau de l’échelle du bonheur…
    Mais être heureux, c’est aussi réaliser nos rêves, vivre nos passions. La cuisine, la couture, le jardinage, la moto, le sport, les voyages, la lecture etc etc, c’est peut être pas des choses qui resteront une fois qu’on ne sera plus là mais ce sont bien ces moments là qui auront rempli notre vie, non ?
    PS : tu m’avais demandé mon avis sur La petite fêlée aux allumettes, je l’ai fini et mon avis se trouve ICI : http://liseusehyperfertile.blogspot.ae/2013/10/la-petite-felee-aux-allumettes-nadine.html

  22. Et bien je ne suis d’accord qu’en partie… je pense qu’on existe par ce qu’on réalise (ou pas). Nos expériences nous façonnent.
    Là où je te rejoins c’est que l’on n’existe pas par rapport à nos achats ou signes extérieurs.
    Je ne met pas l’achat de la maison au même niveau que l’enfant. Et le désir d’enfant n’est pas un désir de se conformer au schéma moutard + maison + clébard.
    C’est un désir profond et viscéral (bon là j’imagine que je prêche une convaincue !).
    Bien sur je pourrais être heureuse sans enfant (bon j’en doute quand même). Je vais pouvoir remplir le vide et peut être même me persuader que j’y prends du plaisir… mais fondamentalement, l’animal que je suis doit se reproduire, laisser une trace !
    Mon bonheur passe par là. Voyager, cuisiner etc… c’est agréable (un temps) mais je pense qu’on est aussi là pour "transmettre".
    Alors si ça ne passe pas par la maternité, il faudra que je "transmette" autrement (donner des cours du soir à des populations défavorisées, donner de mon temps, donner mon sang…).
    Selon moi, pas de transmission = aucune utilité ici-bas !
    Et comme je pense être exigeante, je ne considère pas la temps que je donne à la cause animale comme suffisant, ni le temps que j’ai pu donner aux associations caritatives… Si pas de gosse, je vais devoir faire + que le reste des gens, pour compenser…

    Sinon contrairement aux apparences, ça va j’ai une bonne estime de moi-même… j’ai peut-être même eu une trop bonne estime de moi-même pendant un temps (ado) mais je me juge assez sévèrement je crois !

    Tu m’as donné envie de lire le bouquin ! C’est chouette ce blog !
    Gros bisous
    (j’espère que je me suis bien exprimée, c’est toujours difficile de faire comprendre ce que l’on ressent vraiment)…

  23. Tu as raison aussi ! Après ce que je voulais dire c’est surtout qu’exister ce n’est pas faire comme les autres, réaliser les mêmes choses pour prouver qu’on a de la valeur, que des personnes qui n’ont jamais voulu d’enfant ont quand même des vies superbes (là dessus on s’est comprises je pense). Mais je comprends très bien effectivement ce besoin de transmission que tu évoques, je l’ai sûrement moins que toi, je me fiche un peu de la trace que j’aurais laissé sur terre. Sur ce point, j’admire la combativité que tu peux mettre en place pour répondre à ce besoin.
    Gros bisous
    PS : si tu veux le bouquin en version numérique je peux te l’envoyer, maile moi dans ce cas.

  24. Oui je pense qu’on s’est comprises 🙂
    Ok pour le livre ! Merci c’est sympa.
    Mais je suis un peu tarte, alors penses-tu que je peux télécharger le bouquin numérique sur mon smartphone ?
    Gros bisous
    Ps. je fais du "bookcrossing" = je laisse mes livres lus dans des lieux publics pour que d’autres les trouves. Mais si tu veux je peux t’envoyer ceux que j’ai trouvé vraiment bien !

  25. J’ai bien conscience que si j’étais encore "de l’autre côté de la barrière", tout cela serait beaucoup moins simple à mettre en mots, à accepter aussi… "Avant", le simple fait de penser à tout ça me poussait vers des crises d’angoisses, tellement, comme toi, une vie réussie se définissait pour moi par "avoir des enfants"…Le désir d’enfant inassouvi laisse un vide qui semble prendre toute la place et reléguer tout le reste à mille lieues derrière, en donnant à sa vie une impression de néant… Mais voilà malgré tout ce que ton article m’a inspirée:

    A notre mariage cet été, alors même que notre IAC miracle nous comblait de joie depuis 3 mois, nous avons voulu avoir des intentions particulières pour tous les couples en attente d’enfants lors de la cérémonie à l’église. PArce que la PMA est encore tellement, tellement présente dans ma tête, parce que je continue à me définir comme une infertile…. enceinte, mais infertile.
    Le prêtre a "rebondi" dessus en parlant de la fécondité.
    Une de ses phrases m’a particulièrement marquée…. "On peut être infertile ET fécond"…
    Fécond dans ses projets perso, déjà, même si pour moi le "matériel" (avoir un chez soi à soi, par ex) ne se place pas au même niveau.
    Fécond aussi dans sa relation envers autrui… ces autres inconnus (par exemple, pendant toute la période PMA, je n’ai pas arrêté de donner mon sang…. ça parait peut-être un peu présomptueux, mais c’était une façon différente de maintenir/ redonner la vie à quelqu’un pour moi), ou ces autres proches ( le partage avec ses amis, son conjoint, sa famille…)…
    Et puis fécond dans son for intérieur. S’accepter comme on est, ne jamais oublier ce "infertile ET fécond", apprendre à se connaitre, à s’aimer…. Se réaliser …

    L’infertilité vient tout brouiller sur son passage…. mais je te souhaite très fort d’arriver à retrouver ton chemin.
    Grosses bises

  26. Merci beaucoup pour ton intervention Cé.
    Je souhaite justement être féconde autrement (et pas uniquement en préparant de bons gueuletons pour les amis ou en étant la bonne oreille de mes potes)… le don de sang j’y ai pensé mais je pensais que cela était incompatible avec la pma (rapport aux traitements). Je vais me renseigner et remettre ce projet au goût du jour.
    Je pensais même aller plus loin (don de moelle par exemple, même si cela me fait super peur).
    J’ai quand même des idées assez arrêtées sur la fécondité.
    Pour moi, il n’y a pas 100 000 solutions pour être fécond (donc "utile" selon mes critères) : donner la vie au sens propre, la donner par le don d’organe, créer une oeuvre, faire une découverte (scientifique), le dévouement total à l’Autre (Mère Térésa).
    Mais comme nous n’avons pas tous du génie en nous, on peut éventuellement exercer une profession qui "aide" (infirmière, assistante sociale…).
    Tu vois, j’en suis toujours au stade où je m’auto-flagelle… pas encore réussi à être plus tolérante avec moi-même ou simplement + claire-voyante.
    Et puis en écrivant ces quelques lignes je suis en train de réaliser qu’il faut que je prenne garde : vouloir se mettre des objectifs trop élevés c’est aussi une façon d’excuser la non-action… (je ne sais pas si je suis bien claire). En gros, comme je n’ai aucune chance de trouver le vaccin contre le sida, autant chialer dans mon coin et ne rien faire d’autre que s’apitoyer sur mon sort…
    Oulala, j’ai l’impression de ne pas réussir à m’exprimer ce matin (désolée)…
    Je retiens le don de sang, qui dans l’immédiat est un projet à ma portée.
    Je retiens le "infertile et fécond", à me répéter un maximum jusqu’à en comprendre réellement le sens.

    Merci encore Cé. Tout cela me fait avancer.
    J’espère que tu vas bien.
    Gros bisous

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